Programmes de recherche et faits marquants des stations de recherche constitutives du centre de 1970 à 1979
A partir de la création du centre en 1969, la station d'Arboriculture fruitière, Oenologie et Viticulture, est scindée en trois unités, Arboriculture fruitière à Bois l'Abbé, Œnologie à Belle-Beille et Viticulture à Montreuil-Bellay : ces trois unités ont constitué la première ébauche du Centre de Recherches. Les nouvelles stations de recherche se sont développés à partir de 1970, tout d'abord la Pathologie végétale et phytobactériologique puis l'Agronomie ; la station d’œnologie a quitté le domaine de Belle-Beille pour s'installer en 1976 à proximité des autres stations, accolée au bâtiment de la station d'agronomie.
En 1971, Luc Decourtye est chargé de mettre en place, au sein de la station d’arboriculture fruitière, un nouveau laboratoire dédié à l’amélioration des arbustres ornementaux. Yves Lespinasse (ACS), affecté à Bordeaux en 1970, est muté à Angers le 1er avril 1972, pour succéder à Luc Decourtye. La prise en charge du programme d’amélioration génétique du pommier sera progressive, après un séjour de formation de 6 mois en 1974, à la station anglaise d’East Malling. On voit apparaître les projets de recherche en avril 1971 ; ils sont assez vite remplacés par les Descriptions d’un Travail de Recherche, les DTR. C’est par une note du 27 septembre 1974 que le Chef du Département Génétique et Amélioration des Plantes, Max Rives, sollicite les directeurs de stations de recherche pour qu’ils consignent environ 70 à 80% de l’activité d’une station ; le « projet » ou « unité de description du travail de recherche » devient une DTR. Chacune des DTR, de 2 pages ou plus, doit faire l’objet d’une fiche simplifiée selon un plan imposé. Chaque année, le chercheur responsable doit rédiger un CR d’État d’Avancement (EA). Les deux premiers chiffres de la DTR sont ceux de l’année de validation du programme. Par la suite les DTR sont devenues DOR (Description d’Opérations de Recherche) …
Arbres fruitiers - quelques exemples :
Amélioration du pommier
N° 71001 : Obtention par hybridation de nouvelles variétés de pommier résistantes à la tavelure et peu sensibles à l’oïdium. L. Decourtye puis Y. Lespinasse à partir de 1973. 73008 : Obtention de variétés de pommier résistantes à la tavelure associant un contrôle monogénique et un contrôle polygénique. Y. Lespinasse 76005 : Recherche d’haploïdes de pommier. Y. Lespinasse 76006 : Amélioration du pommier par mutagénèse induite. Y. Lespinasse 76015 : Biologie florale du pommier. M. Le Lezec 76116 : Étude de l’influence de la densité de plantation sur la croissance, la production et les caractéristiques des fruits du pommier et du poirier. J-C. Michelesi 79082 : Amélioration du pommier pour la résistance au puceron cendré (Dysaphis plantaginea). Y. Lespinasse
Amélioration du poirier
71006 : Obtention par hybridation de nouvelles variétés de poirier à maturité tardive. B. Thibault 76003 : Obtention de variétés de poirier peu sensibles au feu bactérien (Erwinia amylovora) par hybridation. B. Thibault 76010 : Étude de la compétition entre sujets en rapport avec la densité de plantation chez le poirier. J-C. Michelesi 78021 : Amélioration du poirier pour la résistance à la tavelure, Venturia pirina, de semis de serre et en plein champ. B. Thibault
Porte-greffe
71007 : Sélection de porte-greffe clonaux dans l’espèce Pyrus communis. J-C. Michelesi
Petits fruits et pommes d’industrie
74003 : Obtention par hybridation de variétés de cassis résistantes à l’oïdium et ayant de faibles exigences en froid hivernal. B. Lantin 76020 : Sélection variétale du groseillier à grappes - adaptation aux techniques modernes de production. B. Lantin 76021 : Création par hybridation de nouvelles variétés de framboisier ayant de bonnes qualités aromatiques et technologiques associées à une haute rentabilité d’exploitation. B. Lantin 79083 : Sélection variétale et sanitaire de pommes d’industrie adaptées plus spécialement à la transformation en jus et concentrés. J-M. Boré 79084 : Étude du comportement de diverses espèces de Vaccinium à Angers. B. Lantin
Sélection sanitaire
78022 : Observations phénologiques et agronomiques comparées, de clones de poirier virosés et régénérés par thermothérapie. J. Lemoine
Publications et nouvelles variétés fruitières :
Brian C., 1970. Étude des effets de deux ralentisseurs de croissance, B9 et CCC, sur la croissance et la fructification de poiriers ‘Williams’. Ann. Amélior. Plantes, 20(3), 319-335. Decourtye L., Lantin B., 1971. Considérations méthodologiques sur l’isolement de mutants provoqués chez le pommier et le poirier. Ann. Amélior. Plantes, 21(1), 29-44. Huet J., 1972. Étude des effets des feuilles et des fruits sur l’induction florale des brachyblastes du poirier. Annales de Physiologie végétale, 10(3), 529-545. Lemoine J., 1972. Rôle de l’action thermique sur l’apparition de symptômes de « jaunisse des nervures » et de « mosaïque annulaire » du poirier. Ann. Phytopathol. , 4(4), 337-344. Duron M., Brian C., 1973. Les gibbérellines : biosynthèse, action et méthodes de détection chez les végétaux supérieurs (mise au point bibliographique). Ann. Amélior. Plantes, 23(2), 163-179. Lantin B., 1973 Les exigences en froid des bourgeons du cassis (Ribes nigrum L.) et de quelques groseilliers (Ribes sp.). Ann. Amélior. Plantes, 23(1), 27-44. Lespinasse Y., 1973. Application de techniques nouvelles à l’observation des chromosomes chez les genres Malus et Pyrus. Ann. Amélior. Plantes, 23(4), 381-386 Thibault B., 1974. Une nouvelle variété de poirier inscrite au Catalogue officiel des espèces et des variétés : ‘Général Leclerc ‘. Arboriculture Fruitière, n°242, 38-39. Duron M., Brian C., 1975. Mise en évidence de substances analogues aux gibbérellines et d’inhibiteurs chez le pommier (Malus pumila). II – Application à l’étude de quelques génotypes porte-greffe et variétaux. Ann Amélior. Plantes, 25(2), 113-127. Lespinasse Y., Alston F.H., Watkins R., 1976. Cytological techniques for use in apple breeding. Ann appl. Biol., 82, 349-353. Lantin B., 1977. Estimation des besoins en froid nécessaires à la levée de dormance des bourgeons du cassis (Ribes nigrum L.) et du groseillier à grappes (Ribes sp.). Ann. Amélior. Plantes, 27(4), 435-450. Le Lezec M., 1977. Variétés de pommier pour un renouvellement du verger français. Le Fruit Belge, n°380, 232-250. Bidabé B., 1978. Possibilités d’utilisation de l’allométrie pour la différenciation des organes en croissance chez le pommier. Ann. Amélior. Plantes, 28(1), 113-125. Huet. J., 1978. Recherche agronomique et production fruitière ; forces et faiblesses. Rapport de la commission productions fruitières de l’Inra, Juillet 1978, 80 pages. Michelesi J-C., 1979. Les porte-greffe du pommier. Publication Inra-CtiflInvuflec, 59 pages. Lespinasse Y., Godicheau M., Olivier J-M., 1979. Etudes entreprises dans le cadre de la résistance à la tavelure du pommier. EUCARPIA, Fruit Breeding Section, Angers, p.97-110. Lespinasse Y., Godicheau M., 1979. Haploidy in the cultivated apple (Malus pumila Mill.). EUCARPIA, Fruit Breeding Section, Angers, p.41-46.
Nouvelles variétés fruitières obtenues au cours de la décennie 1970 :
Pommier - variétés obtenues par hybridation : Les trois variétés issues de la descendance remarquable Golden Delicious x Reinette Clochard : ‘Charden’ (1971), ‘Cloden’, Chantecler’ (1977) ; ‘Estiva ’de parentage Usta Gorria x Red Mac Intosh (1972) ; ‘Priam’ en 1974 ; ‘Florina’ en 1977
Pommier – variétés obtenues par mutagenèse : ‘Lysgolden’, ‘Belrène’ Poirier : ‘Général Leclerc’ en 1974 – obtenteur M. Nomblot
Groseillier : ‘Junifer’ en 1979.
Note : ‘Priam’ (obtenu aux Etas-Unis) et ‘Florina’ sont les deux premières variétés résistantes à la tavelure (Gène Vf) issues des travaux de sélection de l’INRA
‘Florina’- 1977 ; résistante à la tavelure
‘Chantecler’- 1977 ; qualité remarquable
‘Evereste’ – 1977 ; les fruits perdurent en hiver
'Evereste’ – 1977 ; taille et aspect du fruit
A2- Faits marquants au cours de cette période
La création du laboratoire d’amélioration des arbustes ornementaux en 1971.
Dès 1970, après une décennie de travaux sur la génétique et l’amélioration du pommier, Luc Decourtye, qui a déjà abordé des travaux de mutagenèse sur le dahlia, réfléchit à la création d’une unité de recherche dédiée aux arbustes ornementaux qui partagent avec les arbres fruitiers des propriétés biologiques comparables. Luc Decourtye était très proche du pépiniériste Robert Minier, ingénieur agronome et membre de l’Académie d’Agriculture de France. Tous deux n’ont eu aucune peine à convaincre André Cauderon, inspecteur général de l’INRA, du bien-fondé de leur proposition pour le développement d’une filière à la recherche d’innovations variétales, cruciales dans la conquête des marchés. Finalement, la Direction Générale de l’INRA décide en 1971 la création à Angers d’un laboratoire d’Amélioration des arbustes ornementaux ; Luc Decourtye est chargé de sa mise en œuvre. La construction d’un bâtiment de 400 m2 à proximité des laboratoires de l’arboriculture fruitière, le recrutement d’un ingénieur affecté à ce laboratoire, les réflexions et propositions des professionnels, vont permettre, dès 1971-1972, de lancer les programmes concernant:
Les plantes de haies moyennes : les Berberis ont été choisis avec comme objectif principal de combiner les caractères de couleur rouge des feuilles et leur persistance en hiver. Malheureusement des problèmes de stérilité interspécifique ont contrarié l’avancée de ce programme.
La culture in vitro : l’objectif était d’étendre cette technique à des espèces ligneuses ; le laboratoire a bénéficié des compétences et des équipements du Laboratoire de Recherche en Physiologie Végétale (LRPV) créé à proximité de l’INRA en 1962 et piloté par Gildas Beauchesne (CNRS). En 1980, une quinzaine d’espèces ligneuses étaient cultivées in vitro ; la multiplication conforme pouvait alors permettre la diffusion rapide de nouvelles obtentions et l’assainissement viral était obtenu par la culture de méristèmes.
La mutagenèse : l’expérience acquise par Luc Decourtye sur arbres fruitiers laissait augurer la possibilité de réduire la taille de certaines espèces pour se prêter aux dimensions réduites des jardinets. Forsythia et Weigela ont été choisis pour débuter ce programme. Ces deux espèces ont ouvert la voie à des résultats remarquables, tant au niveau de la méthodologie (mutagenèse appliquée sur explants cultivés in vitro) que de la sélection de nouvelles variétés adoptées par les professionnels multiplicateurs et paysagistes. Suite au départ de l’ingénieur recruté en 1971 puis à la démission de son remplaçant, c’est le recrutement en 1973 d’Alain Cadic, ingénieur de recherche, qui va permettre de développer les programmes relatifs aux plantes de haies et aux travaux de mutagenèse. Michel Duron quitte sa fonction en arboriculture fruitière ; il est affecté au laboratoire d’amélioration des arbustes ornementaux, et développe les travaux en culture in vitro au sein du laboratoire du LRPV. Les programmes de sélection sont établis en relation avec les pépiniéristes qui créent le SAPHO (Syndicat d’Amélioration des Plantes Horticoles Ornementales) pour assurer l'édition de variétés nouvelles et permettre leur diffusion rapide. La variété de pommier d'ornement 'Evereste' PERPETU®, issue des programmes de sélection des pommes de table pour la résistance aux bioagresseurs est la toute première variété proposée au commerce en 1977.
Thèmes d’étude : les DTR (Description d’un travail de recherche)
Arbustes ornementaux – quelques exemples
73082 : Recherche de formes nouvelles dans le genre Forsythia par mutagenèse provoquée. A. Cadic 73084 : Recherche d’un nouveau Berberis à feuillage rouge et persistant. A. Cadic 74050 : Culture in vitro de quelques espèces ligneuses. M. Duron 74051 : Recherche de nouvelles formes de plantes de haies dans le genre Thuja et Cupressus. L. Decourtye 74052 : Recherche de formes nouvelles dans le genre Weigela par mutagenèse provoquée. L. Decourtye 76024 : Mutagenèse induite sur du Weigela cultivé in vitro. M. Duron 79003 : Néoformation de bourgeons sur des mérithalles de plantules de Weigela cultivées in vitro. M. Duron 79004 : Obtention de cultivars de Weigela triploïdes. L. Decourtye 76025 : Sélection sanitaire de plantes ornementales ligneuses. J. Lemoine et M. Duron
Publications- à comité de lecture :
Duron M., 1975. La culture in vitro de méristèmes de quelques cultivars de Weigela (Thunb.) hybrides. C. R. Acad. Sciences, Paris, Tome 281 (série D), 985-987. Cadic A., Decourtye L., 1976. Observations préliminaires concernant la biologie florale et la génétique du Berberis : Conséquences pour la sélection, Ann. Amélior. Plantes, 26(2), 295-304 Decourtye L., 1977. ‘Evereste’, un nouveau pommier d’ornement. L’Horticulture Française, n°85, 9-10. Decourtye L., 1978. Amélioration du Weigela par mutagenèse ; recherche d’une méthode. Ann. Amélior. Plantes, 28(6), 697-707
1980 : le laboratoire des plantes ornementales construit en 1972 à proximité de la station d'arboriculture
Les travaux sur les pommes d’industrie transférés de INRA-Versailles à Angers en 1974. Le transfert du laboratoire dirigé par J. Fleckinger, chargé de l’étude des pommes d’industrie, à cidre et à jus, a débuté en 1973 par la reprise au greffage à Angers d’une sélection des variétés présentes à Versailles. Ces variétés ont été plantées sur le domaine de La Rétuzière en 1974, soit 350 variétés ou hybrides, dont certains sélectionnés à Versailles pour leur résistance à la tavelure et leur bon état sanitaire général (autres maladies). Parallèlement les travaux engagés à Angers sur la sélection d’hybrides résistants à la tavelure et peu sensibles à l’oïdium vont progressivement compléter l’assortiment versaillais, afin de sélectionner de nouvelles variétés à jus dans un premier temps, et par la suite pour renouveler le verger de pommes d’industrie, massivement implanté dans l’ouest de la France. Mutation de Versailles à Angers en 1973 de J-M. Boré (technicien), affecté au laboratoire de B. Lantin pour les travaux sur les pommes d’industrie. Mutation de B. Salvat (assistante de recherche) en 1974 de Versailles à Angers, affectée à l’équipe poirier.
Publication :
Drilleau J-F., Decourtye L., 1973. Sélection de variétés de pommes à cidre résistantes à la tavelure. Ann. Amélior. Plantes, 23(2), 115-125
Inoculation en serre des jeunes semis de pommier pour sélectionner les plants résistants à la tavelure
Bois l'Abbé, plantation en pépinière de plants de pommier après sélection en serres
Les premiers congrès internationaux organisés à Angers par la station d’arboriculture fruitière : Organisation du congrès EUCARPIA (The European Association for Research on Plant Breeding) – section ‘Fruit Breeding’ – du 14 au 18 septembre 1970. C’était le 2ème congrès de la section ‘Fruit Breeding’ après celui de Balsgård (Suède) en 1964. Les présentations et discussions ont porté principalement sur la génétique, la mutagenèse et la création variétale du pommier.
Congrès Eucarpia 1979 – Joseph Brossier et Jacques Huet
Organisé par Luc Decourtye et Jacques Huet, ce fut l’occasion de promouvoir les recherches fruitières en France auprès d’une trentaine de collègues européens venant d’Allemagne, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Hollande, de Roumanie, de Suède et de Yougoslavie. A noter la présence de L.F. Hough, de l’Université Rutgers (NJ) USA, l’un des pères fondateurs du programme de résistance à la tavelure du pommier ; outre la présentation des travaux engagés aux Etats-Unis sur ce thème de recherche les participants découvrirent la variété ‘Prima’, première variété résistante à la tavelure (gène Vf) introduite après 25 ans de coopération entre trois universités américaines : Purdue à Lafayette (Indiana), Rutgers à New Brunswick (New Jersey), Urbana, (Illinois) – le programme PRI.
Organisation du congrès ISHS (International Society for Horticultural Science) – culture du poirier – du 4 au 8 septembre 1972. Organisé par Jacques Huet et Joseph Brossier, ce fut le premier congrès du groupe de travail ISHS sur la culture du poirier, rassemblant 90 participants venant de 18 pays ; la délégation française représentait les 2/5 des participants. Les exposés ont abordé les principaux thèmes de recherches : génétique du poirier, création de portegreffe et de variétés greffons, mutagenèse, techniques culturales, taille et modes de conduite, biologie florale, éclaircissage des fruits, conservation des poires…
Symposium ISHS ‘Culture du poirier’ à Angers – Joseph Brossier et Jean-Claude Michelesi - 1972
Organisation du congrès de la section ’Fruit Breeding’ - EUCARPIA, du 3 au 7 septembre 1979. Organisé par le secrétaire de la section ’Fruit Breeding’ - EUCARPIA, Yves Lespinasse, ainsi que Luc Decourtye, ce congrès accueillait 75 participants venant de 12 pays, y compris le Japon, les ÉtatsUnis et le Canada. Les présentations et discussions ont porté principalement sur la génétique, la mutagenèse et la création variétale du pommier et du poirier, du pêcher et du cerisier. Les chercheurs angevins (J-M. Olivier et Y. Lespinasse) ont présenté leurs recherches sur les caractéristiques épidémiologiques de souches de tavelure confrontées à une série de mécanismes de résistance génétique, programme pionnier en matière de durabilité des résistances ; ce fut aussi l’occasion de présenter la première plante haploïde de pommier issue de la variété ‘Topred Delicious’ (Y. Lespinasse).
Congrès Eurcapia 1979- Frank Alston (GB-East Malling) et Jack Verhaegh (NL-Wageningen)
Congrès Eucarpia 1979 – Visite du Haras, Le Lion d’Angers
B - la station de Pathologie végétale – directeur Michel Ridé
B1- Chercheurs et thèmes d’étude :
STATION DE PATHOLOGIE VEGETALE ET PHYTOBACTERIOLOGIE (Directeur : Michel. RIDE)
Phytobactériologie
J. LUISETTI, J-P. PRUNIER, L. GARDAN : Bactérioses des arbres fruitiers (pêcher, noisetiers) Pseudomonas et Xanthomonas. Ecologie et épidémiologie de ces bactéries au sein du microbiome de surface. Relations hôte-parasite.
Régine SAMSON : Connaissance du groupe des Erwinia (en particulier au plan sérologique)
J-P. PAULIN(arrivé en 1971): Bactérioses des arbres fruitiers (feu bactérien à Erwinia amylovora : épidémiologie et lutte).
A. TRIGALET(arrivé en 1971) : Bactérioses des cultures maraîchères. Connaissance des Corynébactéries.
B. DIGAT : Méthodologie de la détection des bactéries phytopathogènes et application à la sélection sanitaire.
B. RAT(arrivé en 1971) : Bactérioses de la Vigne et du Fraisier. Connaissance du genre Xanthonomas.
M. RIDE : Bactérioses des arbres forestiers et de la vigne. Sensibilité et rythmes de développement (application à l’amélioration de la résistance au chancre bactérien chez le Peuplier). Epidémiologie de l’agent de la maladie d’Oléron (vigne)
Mycologie
P. BONDOUX : Maladies des arbres fruitiers et des arbustes à petits fruits : écologie des agents pathogènes. Maladies des pépinières.
J.M. OLIVIER(arrivé en 1969) : Flore fongique des bourgeons du pommier et du cerisier. Sérologie des champignons pathogènes. Tavelures. Maladies cryptogamiques du champignon de couche. Epidémiologie. Ecologie au niveau des substrats.
Virologie
J.C. MORAND, Josette ALBOUY (arrivée en 1975) : Sélection sanitaire du Peuplier. Viroses des arbustes ornementaux et sélection sanitaire. Viroses de la Laitue.
Service de diagnostic des maladies des plantes horticoles, assuré par M. BOURGEOIS.
Station de Pathologie Végétale vue de la terrasse de L’ENITH (Ecole Nationale d’Ingénieurs des Techniques Horticoles) en cours de construction. (1970)
Née de la décentralisation, la station de Pathologie végétale débute ses activités en 1970 avec une équipe venant du centre de Versailles formée majoritairement de bactériologistes. Les maladies bactériennes sont abordées sur plusieurs espèces fruitières (feu bactérien des pomoïdées, dépérissement bactérien du pêcher, chancre bactérien du cerisier, bactériose du noisetier), la vigne (maladie d’Oléron), les arbres forestiers (chancre bactérien du peuplier, chancre bactérien du frêne), les plantes ornementales (sélection sanitaire du Pelargonium) ; des travaux sur plantes maraîchères sont aussi engagés (sérodiagnostic, sélection sanitaire des semences). Du fait de la détection du feu bactérien dès 1972 dans le nord de la France, puis en 1978 dans le sudouest, cette maladie qui concerne les pomoïdées fruitières et ornementales, a mobilisé bactériologistes et sélectionneurs engagés dans des programmes d’études des collections et de création variétale (pommier, poirier, cognassier, Pyracantha, Cotoneaster). Des études d’épidémiologie et de recherche de résistances sont engagées, dès les années 1975-1976. Les bactériologistes ont aussi mis en œuvre des études fondamentales sur les bactéries phytopathogènes : systématique et taxinomie, sérologie, structure et variabilité des populations… la station possédait déjà à cette époque une sérothèque et la collection nationale de bactéries phytopathogènes initiée à Versailles, qui deviendra une référence internationale.
L’activité des mycologues a été d’abord centrée sur les maladies des arbres fruitiers : principalement pourritures en conservation des poires et des pommes, puis tavelures, ainsi que la flore fongique des bourgeons et des infections stigmatiques type Botrytis ou Monilia. Elle s’est ensuite étendue aux maladies du champignon de couche (Verticillium, Pseudomonas), à l’étude des dépérissements (arbres fruitiers, vigne, pépinières) et à celle des maladies physiologiques de conservation des pommes. En 1976, un binôme pathologiste-sélectionneur débute une collaboration très fructueuse pour aborder la durabilité des résistances à la tavelure du pommier : identification et caractérisation des races virulentes, recherche de gènes de résistance de type polygénique, théoriquement plus durables que les gènes à hérédité simple. Une antenne de virologie assure l’étude des virus des peupliers et d’un certain nombre d’arbres, d’arbustes ornementaux dont le comportement en pépinière paraissait douteux, ainsi que l’étude des viroses du Pelargonium. Le service de diagnostic des maladies des plantes horticoles centralise et répercute les échantillons sur les laboratoires compétents de bactériologie, virologie et agronomie ; son activité propre porte essentiellement sur la mycologie.
Mortalité des arbres suite au dépérissement bactérien du pêcher - 1972
B2- Faits marquants et publications pour la décennie 1970
Faits marquants :
Le feu bactérien des pomoïdées étant apparu vers 1957 en Grande-Bretagne, puis aux Pays-Bas et au Danemark, Régine Samson, Jean-Pierre Paulin et Michel Ride, dès leur arrivée à Angers, lancent des prospections autour de Dunkerque sur les aubépines de la région, de façon à protéger les pépinières du secteur. La prospection se faisait avec l’embauche d’étudiants et la réalisation du diagnostic associait le laboratoire angevin de la Protection des Végétaux. Ces investigations ont permis la découverte précoce du feu bactérien sur haies d'aubépine dans le NordPas de Calais en 1972 et en 1978 dans un verger de poiriers du sud-ouest. Dans ce dernier cas, le feu bactérien étant déjà présent en Nouvelle-Zélande, le réemploi d'emballages de fruits provenant de ce pays, a pu en être la cause.
Le programme de création de nouvelles variétés de pommier résistantes à la tavelure se trouve dynamisé par la formation d’un binôme de chercheurs pathologiste-sélectionneur en 1975-1976. Jean-Marc Olivier et Yves Lespinasse élaborent une stratégie d’étude du pouvoir pathogène du champignon-parasite et de ses potentialités à contourner la résistance présente dans les descendances étudiées à la station d’arboriculture fruitière depuis le début des années 1960. J-M. Olivier conçoit un modèle épidémiologique pour prévoir les risques de tavelure du pommier et gérer les traitements préventifs et curatifs.
La nouvelle bactériose du pêcher : le Dépérissement Bactérien du Pêcher est apparu de novo en France dans le nord de l’Ardèche vers 1966. L’origine bactérienne de cette nouvelle maladie est rapidement démontrée. Elle a été localisée dans les départements de l’Ardèche, de la Loire, de l’Isère et du Rhône et s’est étendue dans la Drome et dans le Gard.
Cette maladie a causé la mort de plus de 500 000 arbres. Les arboriculteurs de l’Ardèche ont été particulièrement touchés puisque certains ont perdu leurs 5 à 10 hectares de Pêcher. Une équipe de 3 chercheurs (J. Luisetti, J.-P.Prunier, et L. Gardan, avec l’aide de J.-L Gaignard), en relation avec A.Vigouroux (Inra Avignon) s’est consacrée exclusivement pendant plus de 10 ans à l’étude de cette maladie. Ce travail a permis d’identifier les particularités de la nouvelle bactérie en cause, de définir les principales étapes du cycle annuel de la maladie, de mettre en évidence des différences de sensibilité variétale et d’évaluer l’incidence favorisante des conditions climatiques, agronomiques, culturales… Les résultats ont permis la préconisation de moyens pour contrôler la maladie. L’utilisation de variétés peu sensibles a été particulièrement efficace. Activité internationale : Sous la responsabilité de Michel Ridé, la station a organisé deux rencontres internationales :
〉 La première en 1973 a réuni une vingtaine de phytobactériologistes sur le thème des Pseudomonas phytopathogènes (ISPP-Phytobacteriology Section. Working group Pseudomonas syringae sensu lato). Angers France (2-6 April 1973)
〉 La seconde du 27 août au 2 septembre 1978, dans les locaux de l’ENITHP, concernait la IVème Conférence internationale sur les bactéries phytopathogènes ; elle a rassemblé près de 200 chercheurs provenant de 40 pays.
Publications :
Olivier JM, Bondoux P. 1970. Infections stigmatiques chez quelques parasites des arbres fruitiers. C.R. Acad. Agric. Fr.,14,1100-1105. Prunier JP, Ridé M, Lafon R, Bulit J, 1970. La nécrose bactérienne de la Vigne. CR Séances Acad Agri Fr 1/7/1970, 975-982 Gardan L, Luisetti J, Prunier JP. 1971 Premiers résultats sur la sensibilité variétale du Pêcher au Dépérissement Bactérien (Pseudomonas morsprunorum f sp persicae). CR Séances Acad Agri Fr 6/10/71, 1090-1094 Luisetti J, Paulin JP, 1972. Recherche de Pseudomonas syringae à la surface des organes aériens du Poirier et étude de ses variations quantitatives. Ann Phytopathol 4, 215-227 Samson R., 1972. Hétérogénéité des antigènes thermostables de surface chez Erwinia amylovora. Ann. Phytopathol. 4, 157-163. Gardan L., Prunier JP. et Luisetti J. 1972. Recherche et étude des variations de Pseudomonas mors-prunorum f. sp. persicae à la surface des feuilles de Pêcher. Ann. Phytopathol 4, 229-244. Samson R., Paulin J.P. et Ridé M., 1973. Le feu bactérien en France. I- Découverte et localisation d'un foyer dans la région de Dunkerque. Ann. Phytopathol. 5, 183-186. Gardan L, Luisetti J, Prunier JP, Bézelgues JJ. 1973. Responsabilité de divers Pseudomonas dans le dépérissement bactérien de l'Abricotier en France. Rev Zool Agric Pathol Végét, 4, 112-120 Prunier JP, Luisetti J, Gardan L, 1973. Etude du pouvoir pathogène de Pseudomonas morsprunorum f sp persicae, agent du Dépérissement Bactérien du Pêcher. Méthodologie : premiers résultats sur l'influence de la date d'inoculation. Ann Phytopathol 5, 327-346 Luisetti J., Gardan L., Prunier J.P., 1973. Étude du pouvoir pathogène de Pseudomonas morsprunorum f. sp. persicae ; influence de la dose d’inoculum. Ann. Phythopathol., 5, 347 – 353. Prunier JP, Luisetti J, Gardan L, 1974. Essais de lutte chimique contre le Dépérissement Bactérien du Pêcher en France. PhytriatriePhytopharmacie, 23, 47-50. Samson R. et Poutier F., 1979. Comparaison de trois méthodes d'identification de Corynebacterium spedonicum dans les tubercules de pomme de terre. Potato Research 22, 133-147. Olivier JM, Martin D., 1979. Les tavelures des arbres fruitiers ; problèmes posés par l’utilisation des fongicides et variétés résistantes. In « Les Maladies des plantes », Acta ed. 350-353. Olivier J-M., Lespinasse Y., Godicheau M., Boureau M., Martin D., 1979. Etude de compétitions entre des souches sauvages de Venturia inaequalis et des isolats ayant acquis une nouvelle virulence ou une résistance au bénomyl. EUCARPIA Fruit Breeding Section, ANGERS, INRA Editeur, 145-156.
Feu bactérien sur pommier - drageons du porte-greffe et tige de la variété
C- La station d'agronomie
Dès 1971, André Dartigues venant de la Station d’Agronomie de Bordeaux contribue à la réalisation de la carte pédologique de la vallée de l’Authion afin de définir les zones favorables pour l’installation des pépinières ornementales. Francis Lemaire venant de la Station d’Agronomie de Versailles le rejoint en 1975. Entre temps, en 1972, Jean Salette est chargé de créer la Station d’Agronomie d’Angers ; tout en l’orientant sur l’horticulture ornementale – étude des substrats et de la fertilisation des plantes en conteneurs – Jean Salette décide d’aborder la problématique terroirs-vins, en lien avec la station INRA d’œnologie. Accueillis en 1972 dans les soussols de la station de Pathologie végétale, les premiers chercheurs vivent des conditions difficiles ; c’est en 1976 que le personnel de la station peut s’installer dans les bureaux et laboratoires du nouveau bâtiment. Les travaux se développent sur les relations Terroir/Vigne/Vin, intégrant les divers acteurs de la filière des vignobles de Saumur, Chinon et Bourgueil – thèse de Doctorat de 3ème cycle de René Morlat préparée dès 1973 et soutenue en 1975, puis thèse de Doctorat ès science soutenue en 1989. C’est l’un des premiers exemples de recherches interdisciplinaires à l’INRA.
Parcelle d’étude de l’essai Terroir avec son équipement pédoclimatique, dans le vignoble de Saumur-Champigny
Les travaux sur les cultures des plantes ornementales en pots et conteneurs se développent en lien avec la chaire de chimie et de sciences du sol de l’ENITHP. Ils aboutissent à la publication d’un ouvrage en 1990 par l’équipe Francis Lemaire, André Dartigues, Louis-Marie Rivière, Sylvain Charpentier .
Profil de sol calcaire sur craie tuffeau du vignoble de Chinon
Publications :
Dartigues A., 1980. Salinité des substrats horticoles : essai d’harmonisation des résultats analytiques. C.R.Acad. Agric. Fr. 66, 14 1256-1269. Dartigues A., Lemaire F., 1980. Besoins en éléments minéraux du pied-mère de Pélargonium x hortorum : conséquences de la nature de l’azote sur la qualité des boutures in Le Pélargonium (acquisitions nouvelles), mars 1980, 41-50. Ed. Groupe de Recherches d’Angers. Lemaire F., 1975 Action comparée de l’alimentation azotée sur la croissance du système racinaire et des parties aériennes des plantes. Annales agronomiques, 31 : 219-338 Lemaire F., Dartigues A., Rivière L.M., Charpentier S. 1990. Cultures en pots et conteneurs : principes agronomiques et applications. Ed. INRA Paris 184p. Pottier J-M., Lemaire F., Rivière L-M., Henry, E., 1979. Compte rendu des essais de fertilisation effectués avec deux types d’engrais à action lente en horticulture ornementale. P.H.M. Rev.Hortic. 197,33-42 Morlat R., Dupont J., Salette J., 1980. Aspects écologiques de la manifestation de la chlorose ferrique en année sèche, chez la vigne, dans les sols calcaires de la moyenne vallée de la Loire. Annales agronomiques, 31, 219 – 238. Morlat R., 1989. Le terroir viticole : contribution à l’étude de sa caractérisation et de son influence sur les vins : application aux vignobles rouges de moyenne vallée de la Loire. Thèse soutenue à l’Université de Bordeaux 2. Rivière L.M., 1980. Importance des caractéristiques physiques dans le choix des substrats pour les cultures hors sol. P.H.M. Rev. Hortic.209, 23-27.
D - La station de Recherches Œnologiques sur le site de Beaucouzé.
D1- Chercheurs et thèmes d’étude :
STATION ŒNOLOGIE (Directeur A. Puissant)
Huguette LEON, M. MENARD, A. PUISSANT: Etude de divers constituants du raisin, du moût et du vin - sucres, acidité, acides organiques des moûts C. ASSELIN, M. MENARD, A. PUISSANT : Elaboration des vins effervescents ; composés phénoliques des raisins et des vins. C. ASSELIN, Réjane CHAMPENOIS : Analyses pour la profession.
La station de Recherches Œnologiques, localisée depuis 1948 sur le site de Belle-Beille, va rejoindre le site de Beaucouzé et occuper en 1976, un nouveau bâtiment accolé à celui de la station d’agronomie. Elle bénéficie pour ses expérimentations viti-vinicoles du Domaine Viticole Expérimental et du matériel de la Cave Expérimentale de Montreuil-Bellay. L’orientation du programme de recherches est donnée par le directeur de la station des Produits Végétaux de Dijon.
Bibliothèque de la station d’œnologie à Belle-Beille : préparation du déménagement – Huguette Léon, Chantal Boré, Réjane Champenois, René Baudry, Christian Asselin - 1975
DOMAINE EXPERIMENTAL VITICOLE ET CAVE EXPERIMENTALE DE MONTREUIL-BELLAY (Directeur M. REMOUE) Amélioration des techniques culturales. Analyses des aptitudes culturales des clones susceptibles d’être utilisés en Val de Loire. Une partie des travaux de la Station de recherches œnologiques porte sur une meilleure connaissance des productions de cépages et de clones en vue d’obtenir des vins tranquilles. Dans ce but, les chercheurs suivent l’évolution de certains constituants des grains et des moûts au cours de la maturation, étudient l’extraction des colorants des raisins des cépages rouges au cours d’essais de vinification en rosé et en rouge, établissent la composition des produits obtenus et en apprécient leur valeur. D’autres travaux sont consacrés à l’élaboration de vins effervescents. Le domaine expérimental de Montreuil-Bellay met à disposition de la station 12 cépages dont la production était destinée à juger de leurs aptitudes à donner des vins effervescents. L’élaboration des vins est conduite à la cave expérimentale selon la méthode champenoise. Après étude de leurs constituants en collaboration avec la station de Dijon, les produits obtenus sont soumis à l’analyse sensorielle et classés selon leur qualité. La station dispose aussi d’un laboratoire d’analyses pour le public, dont le rôle est de répondre le plus rapidement possible aux demandes de la profession, soit par des conseils, soit par l’interprétation des résultats des dosages.
En guise de conclusion
Une histoire de recherche de 1902 à 1979, au service de professions agricoles, viticoles et horticoles… des travaux fondamentaux mais aussi appliqués pour donner des réponses aux problèmes rencontrés par les viticulteurs, arboriculteurs et horticulteurs… sans oublier la satisfaction du citoyen-consommateur. Rencontrer et expliquer nos travaux de recherche est d’une impérieuse nécessité ! Faire mémoire du passé permet de mieux comprendre pourquoi poursuivre, avec les moyens d’aujourd’hui, les avancées d’autrefois. Une histoire de recherche… celle des hommes et des femmes œuvrant dans leur labo, paillasse, serre, vignoble, verger, espaces verts ; scientifiques, ingénieurs et techniciens, des équipes dont la solidarité est essentielle pour réussir. Mais où est donc la réussite ?
D’abord dans la connaissance biologique et agronomique des problématiques qui se posent à l’agriculteur : modes de production, techniques culturales, défis à relever dont celui des bioagresseurs anciens et nouveaux, par la proposition de méthodes de conduite des cultures, voire de nouvelles variétés moins sensibles.
Réussite dans le continuum recherche-expérimentation pour que l’agriculteur puisse appliquer avec succès techniques et innovations, pour une agriculture plus économe et plus autonome, comme le soulignait Jacques Poly dans son rapport de1978.
Réussite aussi dans le lien entre tous les acteurs, reconnaissant le rôle de chacun.e et pas seulement de ceux et celles qui publient les résultats…
Enfin, quelle suite donner à ce premier recueil ? D’ores et déjà, je sollicite tous les contributeurs volontaires qui voudront bien m’aider à rassembler les données nécessaires à la poursuite de l’historique des recherches conduites par l’INRA et ses partenaires, pour les décennies suivantes, de 1980 à 2008, date de la création du centre INRA Angers-Nantes.
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